
Plante sauvage malodorante des villages, ruines et bords de chemins ; elle fleurit de l'été à l'automne et donne un nectar modéré.
Plante qui ressemble à l'ortie mais ne pique pas, et qui pousse sur les sols riches en azote autour des villages et des étables, au pied des haies et dans les décombres en Europe, dans le bassin méditerranéen, en Anatolie, dans le Caucase et au Moyen-Orient. Le tube de ses fleurs rose-pourpre est de longueur moyenne ; l'abeille domestique atteint une partie du nectar, les bourdons en profitent davantage. L'apport de pollen est faible.
Elle fleurit longtemps, de juin à septembre. Comme elle reste en fleur dans les coins ombragés et humides même pendant l'été sec, elle constitue une ressource d'appoint modeste mais continue.
Il n'existe pas de miel monofloral ; elle contribue un peu aux miels polyfloraux de fin d'été. La mauvaise odeur qu'elle dégage quand on l'écrase ne passe pas dans le miel.
Sa valeur est limitée, mais la laisser sur les terrains vagues et au pied des haies autour des ruchers villageois offre aux abeilles des fleurs supplémentaires pendant la disette estivale. Comme elle pousse spontanément, il n'est pas conseillé de la semer.